Des alternatives au barrage existent!

Si on reprend les objectifs du Conseil général avec le projet de barrage, nous avons :

– 70% du barrage pour irriguer 309 hectares de terres agricoles

– 30% des eaux retenues pour soutenir le débit d’étiage (l’étiage, c’est lorsque le cours d’eau atteint son plus bas niveaux), une technique utilisée pour diluer la pollution des cours d’eau

Le collectif de défense de la zone du Testet propose :

    Pour sécuriser les revenus des agriculteurs comme leur production :

– Des contrats de longue durée avec les collectivités territoriales pour fournir la restauration collective

– Des économies d’eau à travers le choix des cultures (sorgho, tournesol…), le choix variétal (maïs à cycle plus court…), des pratiques agronomiques (couverture agro-végétale, agroforesterie…) et des pratiques d’irrigation adaptées

– Des petites réserves d’eau au niveau des fermes qui en sont dépourvues : ces réserves (20 000 à 50 000 m3) seraient hors cours d’eau et remplies en hiver/printemps avec interdiction de les prélever pendant l’étiage.

    Concernant le « soutien d’étiage » :

30% de l’eau du barrage ont été prévus en 2001 pour diluer des pollutions. Or, la principale pollution n’existe plus depuis 2006, la laiterie concernée les ayant traité à la source. Les pollutions restantes (agriculture chimique, stations d’épurations), beaucoup plus faibles, doivent être réduites à leur source. Le Tescou est un ruisseau qui a, naturellement, un débit faible pendant l’été mais reste suffisant pour la vie aquatique comme le démontre la pêche électrique menée sur une centaine de mètres le 25/11/13. Dans les filets : 73 lamproies de Planer, 92 goujons, 51 vairons, 8 chevennes, 1 perche et 7 loches.

Pour améliorer le soutien d’étiage, il faut :

– mettre aux normes les 185 retenues collinaires du bassin afin qu’elles respectent le débit réservé (débit minimum réservé à la rivière en aval)

– empêcher les comportements égoïstes de certains irrigants qui conduisent à assécher le Tescou

Je complète à cela le rapport des experts commandé par Ségolène Royal. Très critique sur le projet, il liste un bon nombre d’alternatives communes à celles du Collectif. Il est disponible ici.

Les acteurs en présence

 

Pour le projet :

La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) : Cette entreprise locale est chargée de déboiser la zone et de construire le barrage. Elle est un bel exemple de conflit d’intérêt puisqu’elle a obtenu le contrat pour le barrage après avoir eu le monopole des études qui justifiaient le projet…

Thierry Carcenac, Président du Conseil général du Tarn depuis 1991, maître d’oeuvre du barrage. Elu sénateur le 28 septembre 2014 et ancien député de la 2ème circonscription du Tarn de 2002 à 2012, il est un bel exemple du cumul des mandats.

Il refuse catégoriquement le débat public contradictoire et affirme que le projet est validé définitivement par la justice auprès de l’opinion publique. Ségolène Royal lui a demandé de vérifier « que les conditions que le ministère met sur les retenues de substitution soient remplies » : il aurait pu décider d’un moratoire sans pour autant perdre la face… Récemment

Jacques Valax, Député PS actuel de la 2ème circonscription du Tarn : successeur de Carcenac. Avocat, il était député de la 1ère circo du Tarn de 2007 à 2012. Il a aussi été Vice-Président du CG du Tarn de 2004 à 2008.

Thierry Gentilhomme, préfet du Tarn (nommé depuis le 1er septembre 2014) . Il justifie la présence policière sur le site pour protéger les ouvriers, menacés par les opposants…. Il prétend que la CACG a toutes les autorisations pour avancer le chantier.

Contre le projet :

Le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, créé en 2011. Son porte-parole se nomme Ben Lefetey. Le collectif s’est chargé de mutualiser les argumentaires et les études contre le projet. Après avoir inlassablement demandé un débat contradictoire avec le Conseil Général, 6 membres du collectif se sont mis en grèves de la faim pour obtenir la publication du rapport réalisé par le ministère de l’écologie. Trois d’entres eux ont tenu plus de 50 jours jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Ils se nomment Roland Fourcard, Christian Conrad et Gilles Olivet.

Tant qu’il y aura des bouilles (les zadistes) : Accusé injustement de débordements, ils sont loin des images de guerilleros vus ailleurs. Jeunes, pacifiques et déterminés, la lutte serait perdue s’ils n’étaient pas aussi engagés.

Des élus EELV dont Guillaume CROS, Président du groupe EELV au Conseil régional Midi-Pyrénées

Une poignée d’individus qui ont attaqué les gendarmes. Si je condamne leur violence, le gouvernement s’en sert aujourd’hui pour faire passer l’opposition de ce barrage pour des fanatiques, attitude déplorable.

Je Marche pour le Climat

Marche Pour le Climat

Reprenant les grandes marches protestataires qui ont fait de Gandhi un mythe, une marche mondiale pour le climat était organisé le 21 septembre à l’appel d’associations et d’ONG environnementales (Avaaz, 350.org, la Fondation Nicolas Hulot ou Je vote pour le Climat).

Paris, New York, New Delhi, Melbourne, … Cet événement a rassemblé plus de 600 000 personnes sous le mot d’ordre : « Chefs d’Etats, agissez ! »

 

A Paris, j’ai moi aussi marché pour que les chefs d’Etats changent de logiciel et agissent pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

En effet, les négociations internationales qui ont commencés il y a quelques dizaines d’années avancent très lentement, trop lentement.

 

Il faut donc peser sur ceux qui les mettent en oeuvre. La Marche pour le Climat n’avait pas d’autres objectif. Le 23 septembre qui la suivait, le secrétaire général de l’ONU a convoqué un sommet mondial pour mobiliser les volontés politiques en faveur d’un accord international contraignant lors de la prochaine Convention Mondiale qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

L’objectif est simple: il faut contenir la hausse de la température moyenne de l’atmosphère en-dessous du seuil de + 2°C, qui d’après les scientifiques, provoquera la hausse du niveau de la mer comme la multiplication des catastrophes naturelles.

Pour l’instant nous avons récupéré de jolis photos de nos dirigeants aux milieux de ces foules qui ont envahi les capitales du monde, charge à nous tous de maintenir la pression sur les dirigeants mondiaux pour réclamer une vraie politique mondiale contre le dérèglement climatique.

 

 

 

 

 

 

Le chemin de croix de la transition

La loi de transition énergétique était très attendu par les écologistes. Imaginez ! La stratégie énergétique de la France n’avait jamais été discuté démocratiquement avant cette loi. Enfin, elle vient d’être votée à l’Assemblée et va désormais être discutée au Sénat.

Avec 4 ministres de l’environnement successifs, ce projet de loi a mis du temps à arriver sur la table.

Tout a commencé par 2 ans de concertation via la Commission nationale sur la transition énergétique et le Conseil économique, social et environnemental qui rassemblent diversement des élus, des ONG, des syndicats et des chercheurs.

Ségolène Royal a présenté un projet de loi synthétique le 30 juillet 2014 en conseil des ministres.

A l’Assemblée, nous avons travaillé le texte en deux temps :

– d’abord au sein d’une commission spéciale où je représentais le groupe écologiste avec mon collègue Denis Baupin, rapporteur du texte

– ensuite, en séance dans l’hémicycle de l’Assemblée où le groupe écolo a joué collectif pour faire adopter un maximum d’amendements.

Nous avons notamment défendu et obtenu:

– un objectif d’efficacité énergétique dès 2030, c’est à dire l’objectif de réduire la consommation énergétique de 20 % dès 2030. Le texte du gouvernement proposait uniquement un objectif de réduction de ces consommation de 50 % pour 2050

– un critère de décence énergétique des logements pour que l’accès à l’énergie et au chauffage soit un droit pour tous

– l’interdiction des sacs plastiques

– la création du délit d’obsolescence programmée

– l’obligation de transparence sur le coût et les risques nucléaires et des consultations publiques pour toute prolongation de centrale nucléaire en activité au-delà de 40 ans

Nous travaillons maintenant à ce que la transition énergétique trouve ses financements.

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver une synthèse des textes et des débats réalisée par le groupe écolo 

La pétition pour Sortir du Nucléaire

Réseau Sortir du Nucléaire

En plein débat sur la loi de transition énergétique, le Réseau Sortir du Nucléaire m’a remis une pétition intitulée « Pas de transition énergétique sans sortie du nucléaire ! » et déjà signée par plus de 34 000 personnes.

 

L’objectif? Obtenir l’introduction d’une limitation à 30 ans de la durée de fonctionnement des centrales et la mise à l’arrêt des réacteurs les plus anciens. Elle demande également l’abandon de tout projet de renouvellement du parc nucléaire et la reprise en main de la politique énergétique par l’État.

 

Avec mon collègue Denis Baupin, nous aurons pu accompagner les militants pour la remettre au rapporteur socialiste du volet nucléaire de la loi, Philippe Plisson. Mais si la loi a acté la sortie du « tout-nucléaire », il reste encore une majorité politique à trouver pour obtenir la sortie définitive de cette énergie anti-démocratique.

Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire
Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire