Je Marche pour le Climat

Marche Pour le Climat

Reprenant les grandes marches protestataires qui ont fait de Gandhi un mythe, une marche mondiale pour le climat était organisé le 21 septembre à l’appel d’associations et d’ONG environnementales (Avaaz, 350.org, la Fondation Nicolas Hulot ou Je vote pour le Climat).

Paris, New York, New Delhi, Melbourne, … Cet événement a rassemblé plus de 600 000 personnes sous le mot d’ordre : « Chefs d’Etats, agissez ! »

 

A Paris, j’ai moi aussi marché pour que les chefs d’Etats changent de logiciel et agissent pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

En effet, les négociations internationales qui ont commencés il y a quelques dizaines d’années avancent très lentement, trop lentement.

 

Il faut donc peser sur ceux qui les mettent en oeuvre. La Marche pour le Climat n’avait pas d’autres objectif. Le 23 septembre qui la suivait, le secrétaire général de l’ONU a convoqué un sommet mondial pour mobiliser les volontés politiques en faveur d’un accord international contraignant lors de la prochaine Convention Mondiale qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

L’objectif est simple: il faut contenir la hausse de la température moyenne de l’atmosphère en-dessous du seuil de + 2°C, qui d’après les scientifiques, provoquera la hausse du niveau de la mer comme la multiplication des catastrophes naturelles.

Pour l’instant nous avons récupéré de jolis photos de nos dirigeants aux milieux de ces foules qui ont envahi les capitales du monde, charge à nous tous de maintenir la pression sur les dirigeants mondiaux pour réclamer une vraie politique mondiale contre le dérèglement climatique.

 

 

 

 

 

 

Le chemin de croix de la transition

La loi de transition énergétique était très attendu par les écologistes. Imaginez ! La stratégie énergétique de la France n’avait jamais été discuté démocratiquement avant cette loi. Enfin, elle vient d’être votée à l’Assemblée et va désormais être discutée au Sénat.

Avec 4 ministres de l’environnement successifs, ce projet de loi a mis du temps à arriver sur la table.

Tout a commencé par 2 ans de concertation via la Commission nationale sur la transition énergétique et le Conseil économique, social et environnemental qui rassemblent diversement des élus, des ONG, des syndicats et des chercheurs.

Ségolène Royal a présenté un projet de loi synthétique le 30 juillet 2014 en conseil des ministres.

A l’Assemblée, nous avons travaillé le texte en deux temps :

– d’abord au sein d’une commission spéciale où je représentais le groupe écologiste avec mon collègue Denis Baupin, rapporteur du texte

– ensuite, en séance dans l’hémicycle de l’Assemblée où le groupe écolo a joué collectif pour faire adopter un maximum d’amendements.

Nous avons notamment défendu et obtenu:

– un objectif d’efficacité énergétique dès 2030, c’est à dire l’objectif de réduire la consommation énergétique de 20 % dès 2030. Le texte du gouvernement proposait uniquement un objectif de réduction de ces consommation de 50 % pour 2050

– un critère de décence énergétique des logements pour que l’accès à l’énergie et au chauffage soit un droit pour tous

– l’interdiction des sacs plastiques

– la création du délit d’obsolescence programmée

– l’obligation de transparence sur le coût et les risques nucléaires et des consultations publiques pour toute prolongation de centrale nucléaire en activité au-delà de 40 ans

Nous travaillons maintenant à ce que la transition énergétique trouve ses financements.

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver une synthèse des textes et des débats réalisée par le groupe écolo 

La pétition pour Sortir du Nucléaire

Réseau Sortir du Nucléaire

En plein débat sur la loi de transition énergétique, le Réseau Sortir du Nucléaire m’a remis une pétition intitulée « Pas de transition énergétique sans sortie du nucléaire ! » et déjà signée par plus de 34 000 personnes.

 

L’objectif? Obtenir l’introduction d’une limitation à 30 ans de la durée de fonctionnement des centrales et la mise à l’arrêt des réacteurs les plus anciens. Elle demande également l’abandon de tout projet de renouvellement du parc nucléaire et la reprise en main de la politique énergétique par l’État.

 

Avec mon collègue Denis Baupin, nous aurons pu accompagner les militants pour la remettre au rapporteur socialiste du volet nucléaire de la loi, Philippe Plisson. Mais si la loi a acté la sortie du « tout-nucléaire », il reste encore une majorité politique à trouver pour obtenir la sortie définitive de cette énergie anti-démocratique.

Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire
Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire