Le Pass Navigo unique adopté à l’Assemblée Nationale

L’Assemblée Nationale a adopté, vendredi 5 décembre 2014, les amendements de Cécile Duflot, Eva Sas et Olivier Faure augmentant le versement transport sur l’ensemble du territoire de la région Île-de-France. C’est cet amendement qui permettra la mise en place du Pass unique.

 

Eva Sas se félicite que « la proposition écologiste du Pass de transport à tarif unique pour l’ensemble de l’Ile de France ait abouti avec ce vote. Il permet, en effet, le financement d’un engagement de la majorité du Conseil régional d’Ile de France et du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) qui ont décidé de mettre en œuvre une réforme profonde de la tarification dans les transports en commun. »

 

Eva Sas souligne qu’ « en quelques jours, avec la loi de finances 2015 et la loi de finances rectificative pour 2014, nous sommes passés de la parole aux actes en réunissant un financement de 140 millions pour les infrastructures de transports franciliennes, et  le financement du Pass Navigo unique. »

 

Eva Sas rappelle que « l’adoption de cette mesure générera un surcroît de recettes de près de 210 millions d’euros pour le STIF, mais sera neutre pour les entreprises qui économisent 80 millions sur le remboursement à leurs salariés, et qui doivent bénéficier de l’exonération de la redevance pour création de bureaux sur les opérations de démolition-construction en Ile de France qui avait été supprimée le 1er janvier 2014. »

 

« Pour nous, habitants de grande couronne, déclare Eva Sas, c’est particulièrement important car le Pass 4 zones passera de 105,40 euros à 70 euros mensuels dès la rentrée 2015. »

 

« Depuis le début de la mandature, les conseillers régionaux EELV ont fait pression pour que des avancées soient obtenues progressivement sur cette mesure », ajoute Cécile Duflot, « je tiens à les féliciter, ainsi que leurs collègues socialistes, pour la réalisation de cette promesse de campagne emblématique. Justice sociale, environnement, le Pass Navigo à tarif unique va encourager l’usage des transports en communs quand la voiture restait souvent le transport privilégié en banlieue et dans la grande couronne. »

 

« C’est une excellente nouvelle très attendue par les Franciliens. Le Pass Navigo à tarif unique est un signe fort d’égalité des territoires pour les habitants de la grande couronne. C’est une mesure environnementale et sociale qui redonnera du pouvoir d’achat aux Franciliens et augmentera leur sentiment d’appartenance à un même territoire », signale Mounir Satouri, président des élu/es écologistes régionaux.

 

« Après le vote récent à la Région de plus de 540 millions d’euros d’investissements à venir pour les transports en commun franciliens, les parlementaires nous donnent l’occasion de réaliser le Pass unique en 2015. Ce sont vraiment deux moments très importants pour les transports en Ile de France que nous venons de vivre en si peu de temps » conclu Pierre Serne.

 

Le programme de la mission

 

Thèmes de réflexion abordés par le groupe de travail

 

 

  • vendredi 19 décembre: une crise de la République ?

 

  • vendredi 16 janvier: les institutions française dans l’Europe et la mondialisation ;

 

  • vendredi 30 janvier: le citoyens au cœur des institutions ;

 

  • jeudi 5 février: la démocratie sociale et environnementale ;

 

  • vendredi 13 février: les élus et les partis politiques ;

 

  • vendredi 13 mars: le pouvoir exécutif ;

 

  • vendredi 27 mars: modes de scrutin et temps politique ;

 

  • vendredi 10 avril: le Parlement du non-cumul (1) ;

 

  • vendredi 17 avril: le Parlement du non-cumul (2) ;

 

  • jeudi 7 mai: le Parlement du non-cumul (3) ;

 

  • vendredi 29 mai: la Justice.

Une commission d’enquête sur les forces de maintien de l’ordre

Comme nous nous y étions engagé suite à la mort de Rémi Fraisse, les écologistes ont déposé une résolution de commission d’enquête sur les forces de maintien de l’ordre.

Comment expliquer les violences policières dans le cadre de manifestations? Quelle responsabilité dans la chaîne de commandements lorsqu’un manifestant décède dans de telles conditions? Quelles règles pour encadrer les confrontations dans un Etat de droit?

Présidée par Noël Mamère, cette commission d’enquête se déroulera du mois de janvier 2015 à juin 2015.

Retrouver ici sa présentation dans l’hémicycle.

 

 

S’engager pour le climat

Alternatiba, c’est quoi?

 

Le 6 octobre 2013 à Bayonne, des personnalités et des associations concernées par le réchauffement climatique ont organisé le premier rassemblement Alternatiba, une véritable fête populaire qui célèbre les alternatives au changement climatique et à la crise énergétique. 12 000 personnes s’étaient alors mobilisés.

 

Depuis , des Alternatiba naissent partout en France, chaque semaine. En septembre 2014, 8 Alternatiba ont rassemblé 62 000 personnes, et en prévision de la Conférence Climat Paris 2015, de nombreux événements seront prévus en juin-juillet 2015 et septembre-octobre 2015. Le but est simple: sensibiliser des centaines de milliers de citoyens aux enjeux d’urgence climatique, de justice écologique et sociale.

 

Le Tour Alternatiba

 

Pour amplifier le mouvement, un tour en vélo 4 places partira de Bayonne le 5 juin 2015, journée mondiale de l’environnement, et arrivera à Paris le 26 septembre 2015, jour d’Alternatiba Île-de-France. Il parcourra plus de 5000 kilomètres et traversera 180 territoires de France, tout en faisant passage dans 5 autres pays européens.

 

Tout le monde peut donner un coup de main dans cette aventure, en proposant l’hébergement aux cyclistes du Tour, en relayant la communication d’Alternatiba, en proposant de l’aide pour repérer les points de départ et d’arrivée, en participant au crowdfunding de l’événement.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site https://alternatiba.eu/

 

 

Visite de Al-Sissi : La France veut-elle enterrer le Printemps Arabe ?

Le Président égyptien Abdel Fattah AlSissi rencontrera François Hollande ce midi. Cette visite pose de lourdes questions et appelle des réponses claires.

 

Quatre ans après la révolution tunisienne, la France a t’elle décidé d’enterrer ainsi l’espoir né lors du printemps arabe ?

 

Elu à la tête de l’Egypte en mai 2014, le maréchal Abdel Fattah AlSissi a piloté le coup de force de l’armée contre le président Mohamed Morsi, premier chef d’Etat élu de l’histoire de l’Egypte, en juin 2013. La destitution du président s’est soldée par une vague de répressions massives. Les chiffres sont sans appel : pour la seule journée du 14 août 2013, au moins 817 citoyens ont perdu la vie dans le démantèlement d’un sit-in pro-Morsi au Caire. Le pouvoir égyptien allégait la présence d’armes parmi les manifestants, justifiant ainsi le recours à la force létale. Pour information, sept policiers sont morts dans l’opération.

 

Aujourd’hui encore, les autorités égyptiennes se livrent à des violations répétées et multiples des droits humains en Egypte, déconstruisant systématiquement les acquis révolutionnaires de janvier 2011. Depuis l’été 2013, 15 000 personnes ont été arrêtées pour leurs convictions politiques. Au printemps dernier, plus d’un millier d’entre elles ont été condamnées à mort à la suite de procès iniques et d’enquêtes de police bâclées. La loi anti-manifestation décrétée en novembre 2013 par un exécutif par intérim et donc sans la légitimité des urnes, réinstaure de facto l’état d’urgence. Les avancées vers une liberté des syndicats ont fait long feu. Les forces de police ont réinvesti les campus universitaires et usent régulièrement de la force létale à l’encontre des étudiants. Sur tous les fronts, la liberté d’expression est quotidiennement bafouée.

 

Officiellement organisée au prétexte de la sécurisation des frontières libyennes, la visite semble surtout être l’occasion de négociations économiques dans le but de vendre de nouveaux Rafales. Au prétexte de la vente d’armes, la France va t’elle renouer avec son soutien à des dictatures bottées dans le pourtour méditerranéen ? Un tel choix serait le marqueur d’une rupture de la politique conduite à ce jour par le gouvernement d’appui aux transitions démocratiques et aux mouvements citoyens de défense des droits humains. Cela constituerait un recul néfaste pour tous les démocrates et un renoncement inacceptable pour ceux qui croient que la France peut encore être la patrie des droits de l’Homme.