Le chauffage numérique : faites des économies en préservant la planète !

Une technologie innovante se développe : elle répond aux défis énergétiques, écologiques et économiques qui sont ceux d’aujourd’hui. Encourageons la technologie des chauffages numériques !

 

Partons d’un constat : les Datas-Centers, centres de données dans lesquels sont réalisés des calculs de données numériques, sont des monstres en terme de consommation d’énergie.

Ils représentent 8% de la consommation électrique en France, 3% dans le monde et 50% dans une ville comme Aubervilliers. Cette consommation est amenée à doubler tous les 5 ans, gonflée par des besoins en puissance informatique toujours plus importants.

La technologie dont il est question permet de bonifier l’énergie utilisée pour effectuer ces calculs de données par la puissance informatique.

 

En effet, plusieurs sociétés françaises sont pionnières dans les solutions permettant de récupérer la chaleur fatale informatique, aujourd’hui considérée comme un déchet et ce pour l’utiliser à des fins de chauffage.

Au lieu de concentrer des milliers de serveurs dans des data-centers et de les refroidir avec des systèmes de climatisation tout aussi énergivores, ces sociétés les répartissent dans la ville, dans des logements, sous la forme de systèmes de chauffage ou de radiateurs.

Reliés à internet, des radiateurs numériques équipés de microprocesseurs réalisent, lorsque leur utilisateur les active, des calculs pour le compte de divers organismes tiers dont les calculs sont externalisés. La puissance de chaleur résultant de ces calculs profite ainsi aux occupants des lieux équipés de radiateurs numériques plutôt que de générer une chaleur trop importante dans un Datacenter ou en un même lieu en engendrant de surcroît une surconsommation liée à la nécessaire ventilation ou alimentation de mécanismes de refroidissement.

Une entreprise telle que Qarnot Computing par exemple, ouvre la voie vers une infrastructure numérique disruptive au carrefour du Cloud Computing et des Smart Buildings. D’autres sociétés françaises mais aussi allemandes, néerlandaises et américaines suivent aujourd’hui cette voie.

Récupérer la chaleur fatale informatique de cette façon présente plusieurs avantages :

  • Economique (moins de redondances de consommations électriques)
  • Energétique (réseau électrique plus flexible)
  • Ecologique (émission de gaz à effet de serre réduite de 78%)
  • Sociale (lutte contre la précarité énergétique)
  • Porteur d’emplois locaux (emplois locaux peu qualifiés créés à chaque installation)

Ces appareils sont aujourd’hui utilisés dans quelques bâtiments institutionnels ou résidentiels équipés du très haut débit, et par exemple, tout un bâtiment de logements sociaux appartenant à la RIVP en a été équipé sur le site de Balard. Les habitants de ces logements ne paient plus de facture électrique de chauffage. L’électricité consommée par les processeurs, faible, est remboursée aux habitants.

L’acquisition de ces équipements a été encouragée par l’ADEME pour le bailleur mais les particuliers ne connaissent encore aucune mesure incitative pour y recourir.

 

Plusieurs articles ou reportages présentent cette technologie :

Ce reportage du journal télévisé de France 3

Cette chronique sur BFM-RMC : La chronique d’Anthony Morel: Chauffer sa maison grâce à son ordinateur – 01/12

Ou cet article paru dans Le Figaro : Un serveur informatique se cache dans ce radiateur

 

Si les bienfaits et l’utilité de cette technologie ne semblent pas faire de doute, il apparait regrettable qu’il n’existe aucun dispositif incitatif en faveur d’équipements de chauffage dont le fonctionnement repose sur la récupération de chaleur fatale informatique.

 

Cette technologie a ainsi fait l’objet d’un amendement de Cécile Duflot soutenu par plusieurs député-e-s écologistes lors du débat parlementaire sur le projet de loi de finances pour 2017. Cet amendement avait pour finalité était de faire entrer dans l’assiette du crédit d’impôt sur la transition énergétique (CITE) l’acquisition de nouvelles technologies de chauffage durable telles que celles du chauffage intelligent dont des microprocesseurs sont la source. Il s’agissait d’ajouter au 1 b) de l’article 200 quater du Code général des impôts – listant les équipements éligibles au CITE – « L’acquisition d’appareils de chauffage intelligents (…) ».

En séance le 20 octobre dernier, Madame la rapporteure Valérie Rabault et Monsieur le secrétaire d’Etat Christian Eckert ont justifiés l’avis défavorable du Gouvernement sur cet amendement au motif que ce type de technologie serait déjà valorisé dans le CITE, cela parce que l’article 200 quater du CGI évoque les « chaudières à haute performance énergétique ». Par ailleurs, le secrétaire d’Etat relevait que cette question relevait davantage du domaine réglementaire puisqu’un arrêté fixe la liste des équipements qui ouvrent droit à ce crédit d’impôt.

Cécile Duflot a donc interpellé les ministres compétents afin qu’ils étudient l’opportunité d’ouvrir droit au CITE pour l’installation de ces équipements.

 

En attendant, renseignez vous sur cette technologie d’avenir : faites des économies tout en préservant la planète !

 

L’Europe freine la transition

Reprise d’un article du Réseau Action Climat, disponible ici

 

L’Union Européenne s’est entendue sur de nouveaux objectifs sur le climat et l’énergie à l’horizon 2030.

Ils ne sont malheureusement pas à la hauteur des enjeux, et pourraient se traduire par un ralentissement de la transition énergétique en Europe.
Sur la baisse des gaz à effet de serre : 



Une baisse des gaz à effet de serre de 40% en 2030 par rapport à 1990 n’est pas en ligne avec les objectifs de long terme de l’Europe, d’ici à 2050. Un tel objectif risque de maintenir l’Europe dans une addiction aux énergies sales (charbon, pétrole). L’objectif ne permettra pas non plus d’inciter l’industrie européenne à investir dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie, malgré les avantages économiques et en termes d’emploi que ces investissements représentent.

C’est désormais à la Commission européenne d’agir, en utilisant le « au moins » placé devant l’objectif sur les gaz à effet de serre pour proposer une augmentation de cet objectif avant la Conférence de Paris sur le climat. La France doit soutenir une telle augmentation. C’est seulement en rehaussant l’objectif que l’Europe pourra montrer à la communauté internationale qu’elle souhaite être exemplaire et créer une dynamique positive dans les négociations internationales sur le climat.

 

Sur les économies d’énergie :



Le faible objectif décidé par les chefs d’État de l’UE sur les économies d’énergie (au moins 27%) se traduira pas un ralentissement des progrès dans ce domaine après 2020, par rapport aux tendances actuelles. En mettant un frein aux économies d’énergie, les gouvernements perdent une occasion unique d’améliorer la sécurité énergétique de l’Europe et de promouvoir des centaines de milliers de créations d’emplois.

L’opposition notable du Royaume-Uni à cet objectif, jusqu’à la dernière minute, montre que les enjeux de politique nationale viennent empoisonner l’ambition européenne (notamment, le rôle des partis eurosceptiques en Grande-Bretagne).
Sur les énergies renouvelables :

L’objectif décidé par les dirigeants des Vingt-Huit sur les énergies renouvelables (27% en 2030) est un net recul. Il équivaut à un spectaculaire ralentissement du développement des énergies renouvelables en Europe. Les chefs d’État ont ignoré les appels des citoyens, des collectivités territoriales, et de nombreuses entreprises à viser plus loin. 
En outre, l’objectif décidé n’est pas contraignant sur les Etats membres, et ne se traduira par aucune punition en cas de non respect. C’est la recette d’un échec annoncé, comme cela a été le cas pour l’objectif 2020 sur les économies d’énergie.

Je Marche pour le Climat

Marche Pour le Climat

Reprenant les grandes marches protestataires qui ont fait de Gandhi un mythe, une marche mondiale pour le climat était organisé le 21 septembre à l’appel d’associations et d’ONG environnementales (Avaaz, 350.org, la Fondation Nicolas Hulot ou Je vote pour le Climat).

Paris, New York, New Delhi, Melbourne, … Cet événement a rassemblé plus de 600 000 personnes sous le mot d’ordre : « Chefs d’Etats, agissez ! »

 

A Paris, j’ai moi aussi marché pour que les chefs d’Etats changent de logiciel et agissent pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

En effet, les négociations internationales qui ont commencés il y a quelques dizaines d’années avancent très lentement, trop lentement.

 

Il faut donc peser sur ceux qui les mettent en oeuvre. La Marche pour le Climat n’avait pas d’autres objectif. Le 23 septembre qui la suivait, le secrétaire général de l’ONU a convoqué un sommet mondial pour mobiliser les volontés politiques en faveur d’un accord international contraignant lors de la prochaine Convention Mondiale qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

L’objectif est simple: il faut contenir la hausse de la température moyenne de l’atmosphère en-dessous du seuil de + 2°C, qui d’après les scientifiques, provoquera la hausse du niveau de la mer comme la multiplication des catastrophes naturelles.

Pour l’instant nous avons récupéré de jolis photos de nos dirigeants aux milieux de ces foules qui ont envahi les capitales du monde, charge à nous tous de maintenir la pression sur les dirigeants mondiaux pour réclamer une vraie politique mondiale contre le dérèglement climatique.

 

 

 

 

 

 

Le chemin de croix de la transition

La loi de transition énergétique était très attendu par les écologistes. Imaginez ! La stratégie énergétique de la France n’avait jamais été discuté démocratiquement avant cette loi. Enfin, elle vient d’être votée à l’Assemblée et va désormais être discutée au Sénat.

Avec 4 ministres de l’environnement successifs, ce projet de loi a mis du temps à arriver sur la table.

Tout a commencé par 2 ans de concertation via la Commission nationale sur la transition énergétique et le Conseil économique, social et environnemental qui rassemblent diversement des élus, des ONG, des syndicats et des chercheurs.

Ségolène Royal a présenté un projet de loi synthétique le 30 juillet 2014 en conseil des ministres.

A l’Assemblée, nous avons travaillé le texte en deux temps :

– d’abord au sein d’une commission spéciale où je représentais le groupe écologiste avec mon collègue Denis Baupin, rapporteur du texte

– ensuite, en séance dans l’hémicycle de l’Assemblée où le groupe écolo a joué collectif pour faire adopter un maximum d’amendements.

Nous avons notamment défendu et obtenu:

– un objectif d’efficacité énergétique dès 2030, c’est à dire l’objectif de réduire la consommation énergétique de 20 % dès 2030. Le texte du gouvernement proposait uniquement un objectif de réduction de ces consommation de 50 % pour 2050

– un critère de décence énergétique des logements pour que l’accès à l’énergie et au chauffage soit un droit pour tous

– l’interdiction des sacs plastiques

– la création du délit d’obsolescence programmée

– l’obligation de transparence sur le coût et les risques nucléaires et des consultations publiques pour toute prolongation de centrale nucléaire en activité au-delà de 40 ans

Nous travaillons maintenant à ce que la transition énergétique trouve ses financements.

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver une synthèse des textes et des débats réalisée par le groupe écolo 

La pétition pour Sortir du Nucléaire

Réseau Sortir du Nucléaire

En plein débat sur la loi de transition énergétique, le Réseau Sortir du Nucléaire m’a remis une pétition intitulée « Pas de transition énergétique sans sortie du nucléaire ! » et déjà signée par plus de 34 000 personnes.

 

L’objectif? Obtenir l’introduction d’une limitation à 30 ans de la durée de fonctionnement des centrales et la mise à l’arrêt des réacteurs les plus anciens. Elle demande également l’abandon de tout projet de renouvellement du parc nucléaire et la reprise en main de la politique énergétique par l’État.

 

Avec mon collègue Denis Baupin, nous aurons pu accompagner les militants pour la remettre au rapporteur socialiste du volet nucléaire de la loi, Philippe Plisson. Mais si la loi a acté la sortie du « tout-nucléaire », il reste encore une majorité politique à trouver pour obtenir la sortie définitive de cette énergie anti-démocratique.

Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire
Philippe Plisson, rapporteur PS de la loi de transition énergétique sur le volet nucléaire