Visite à Oier Gomez à la Pitié Salpêtrière avec Sylviane Alaux

Oier Gomez est un ex-militant de l’ETA âgé d’une trentaine d’années qui purge en ce moment une peine pour des faits dont nous ne contestons pas la gravité.

Il est depuis le 11 janvier hospitalisé à la Pitié Salpétrière à Paris pour un sarcome d’Ewing, forme de cancer osseux qui a été découverte chez lui à un stade déjà très avancée. Ces soins lui sont prodigués alors qu’il continue de faire l’objet d’un contrôle de sécurité renforcé. 

L’association Bagoaz, qui assure la défense des prisonniers basques, explique ainsi que « toutes les personnes devant pénétrer dans sa chambre doivent être accompagnées d’un gradé. Les visites extérieures (famille, avocat) se font accompagnées d’un fonctionnaire de police. Quand il s’agit d’un proche, il n’a droit qu’à une seule visite de 2 heures par semaine. Et à la fin de ces visites, il subit une fouille intégrale ».

L’attestation médicale des Hôpitaux de Paris, rendue publique par l’association, souligne pourtant que la pathologie « engage le pronostic vital et que son état de santé requiert des soins incompatibles avec la détention ». L’avocate du détenu a d’ailleurs déposé une demande de suspension de peine pour raison médicale.

Avec Sylviane Alaux, députée des Pyrénées-Atlantiques nous avons tenu, ce mercredi 22 mars, à lui rendre visite à l’hôpital pour nous assurer de ses conditions de traitement. Un état de droit doit garantir que sur son territoire, chacun ait accès aux soins dans des conditions dignes. Nous y serons particulièrement vigilantes.

Nous en profitons pour remercier le personnel soignant travaillant auprès des personnes détenues qui ont souvent à exercer leur mission dans des conditions incommodes.

 

 

J’ai adressé un courrier à Monsieur le Ministre de la justice Garde des Sceaux le 16 mars l’interpellant sur la situation dramatique de Monsieur Oier GOMEZ.

Urgence pour Alep, de retour de la frontière Syrienne

Urgence pour Alep, de retour de la frontière Syrienne.

 

Il pleuvait très fort sur Istanbul, le ciel était plombé d’une épaisse couche de nuages lorsque l’avion a décollé… et puis le soleil a frappé le hublot d’une lumière brûlante. Et cette phrase d’enfance qui te cogne « ils sont montés au ciel ». Cette consolation que tu cherches et qui ne viendra jamais. Les morts d’Alep ne sont pas un « scandale », un « désastre humanitaire », une « flétrissure sur la communauté internationale » ils ont des prénoms, des vies, des histoires. Et ils n’auraient jamais dû mourir. Nous pouvions l’empêcher : cinq petits kilomètres pour permettre l’évacuation. L’ONU existe car nous ne pouvons tolérer que l’on pourchasse des médecins, que l’on fusille des enfants, qu’un homme qui traverse un bombardement pour tenter de faire soigner sa fille revienne pour découvrir sa femme et ses autres enfants ensevelis sous les décombres. Nous savions. Tout. Ils nous le racontaient en direct. Et nous ne l’avons pas empêché. 

 

Il fallait aller là-bas parce que Brita Hagi Hassan, Maire d’Alep-Est nous l’avait demandé, en sachant parfaitement que c’était une minuscule goutte d’eau mais en refusant la résignation. Que les civils assiégés sachent que certains ailleurs en Europe cherchaient une solution. Que l’on voie de nos yeux l’immonde propagande qui voulait transformer des démocrates, laïques, qui avaient protégé par les armes la maison de retraite chrétienne d’Alep en islamistes qui empêchaient la population de partir alors qu’ils pouvaient fournir par écrit l’engagement du contraire de tous les groupes. Je retrouve les notes prises quand il était question de nous décourager « très fermement » de partir : « Risque majeur d’enlèvement y compris à Gaziantep ou de perdre la vie, risque pas loin de 100% » mais les assassinats à Alep, les bombes au chlore qui étouffent encore plus vite les tout petits poumons ce n’était pas un « risque » mais une réalité. Témoigner, comprendre, refuser la fatalité d’un massacre, c’est ce qui devrait nous faire humains, frères et sœurs. Ce que je retiens de ces quelques jours c’est qu’il n’y a pas que les bombes qui tuent, il y a aussi le cynisme et la résignation. C’est une part de notre humanité qui a été ensevelie avec les femmes, les hommes et les enfants d’Alep.

 

 

 

Ce déplacement a fait l’objet de plusieurs articles que vous pouvez retrouver en suivant les liens ci-dessous :

 

 


 

#StandForAlep

 

 

Comment je me suis retrouvé avec le président du CNRS dans la rue

Mardi 14 octobre, je rencontre un citoyen de ma circonscription, François Métivier, membre du Conseil d’administration du CNRS.  Inquiet des considérations de l’Etat vis-à-vis de la recherche, et alors que l’Assemblée Nationale vote le budget de l’État pour l’année 2015, voici la démonstration saisissante qu’il m’a exposé (vous pouvez choisir entre son diaporama ou sa tribune du Monde) .

En résumé :
– la France compte un taux de doctorants au chômage 4 fois plus élevé qu’au sein des autres pays de l’OCDE
– à investissement constant, la France perd sa place en nombre de publications scientifiques
– après avoir précarisé les personnels des laboratoires, autrefois fonctionnaires, le Crédit Impôt Recherche destiné à aider la recherche fondamentale en France n’a aucune corrélation directe avec l’emploi des chercheurs en France. Pire, on ne sait même pas qui en bénéficie.

Sans être entendu, les chercheurs ont des propositions à coût constant pour changer cela :

 

=> Pour la recherche, redonner aux laboratoires les moyens de fonctionner sur le long terme et financer les multiples recherches pilotes de faible coût qui ne sont pas considérés par l’ANR et le Conseil européen pour la Science
=> Pour l’enseignement supérieur, pratiquer plus d’échanges entre laboratoire de recherche fondamentale et R&D des entreprises, et établir un taux d’encadrement des étudiants à l’université égal à celui des classes prépa et écoles d’ingénieur

 

Vendredi 18 octobre, j’ai donc rejoint la manifestation des chercheurs qui partait Porte d’Orléans pour rejoindre les Invalides (ils se sont vu l’interdiction de finir devant l’Assemblée Nationale…).

 

Entre les académiciens, le président du CNRS donc, les grands professeurs et tous les jeunes chercheurs qui constituaient le cortège, il était difficile de ne pas s’attrister du gâchis que les politiques font des forces qu’ils peuvent compter en ce pays !

Depuis, 660 directeurs de laboratoires de la recherche publique ont adressé une lettre ouverte à François Hollande. Vous pouvez en retrouver le contenu ici

Je Marche pour le Climat

Marche Pour le Climat

Reprenant les grandes marches protestataires qui ont fait de Gandhi un mythe, une marche mondiale pour le climat était organisé le 21 septembre à l’appel d’associations et d’ONG environnementales (Avaaz, 350.org, la Fondation Nicolas Hulot ou Je vote pour le Climat).

Paris, New York, New Delhi, Melbourne, … Cet événement a rassemblé plus de 600 000 personnes sous le mot d’ordre : « Chefs d’Etats, agissez ! »

 

A Paris, j’ai moi aussi marché pour que les chefs d’Etats changent de logiciel et agissent pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

En effet, les négociations internationales qui ont commencés il y a quelques dizaines d’années avancent très lentement, trop lentement.

 

Il faut donc peser sur ceux qui les mettent en oeuvre. La Marche pour le Climat n’avait pas d’autres objectif. Le 23 septembre qui la suivait, le secrétaire général de l’ONU a convoqué un sommet mondial pour mobiliser les volontés politiques en faveur d’un accord international contraignant lors de la prochaine Convention Mondiale qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

L’objectif est simple: il faut contenir la hausse de la température moyenne de l’atmosphère en-dessous du seuil de + 2°C, qui d’après les scientifiques, provoquera la hausse du niveau de la mer comme la multiplication des catastrophes naturelles.

Pour l’instant nous avons récupéré de jolis photos de nos dirigeants aux milieux de ces foules qui ont envahi les capitales du monde, charge à nous tous de maintenir la pression sur les dirigeants mondiaux pour réclamer une vraie politique mondiale contre le dérèglement climatique.